La CFDT vous souhaite ses meilleurs vœux pour 2009.
Avec une pensée particulière pour les ex-salariés de Flextronics Laval qui depuis leur licenciement sont aujourd’hui toujours en recherche d’un emploi ou galérent
dans la précarité.
Si l’année 2008 a été marquée par le slogan " travaillez plus ", espérons que pour 2009 nous retrouverons une nouvelle solidarité avec la notion
de partage du travail.
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Les plans sociaux, on connaît !
La crise financière n’a fait qu’accentuer le problème de désindustrialisation qui a commencé depuis de nombreuses années.
Mediapart réalise une carte de France mise à jour régulièrement, cette carte indique les suppressions d’emplois en cours .
Edifiant et inquiétant.
Lien pour accéder à cet état des lieux :
http://maps.google.com/maps/ms?hl=fr&ptab=2&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=106468196104779563781.00045a2a5e1c2cf69d5d4&ll=46.988988,1.955652&spn=15.922774,31.640625&z=5
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Troisième anniversaire de notre blog, avec une question " Que sont devenus les 500 salariés licenciés par Flextronics lors de la
fermeture du site fin 2005 ? "
Selon nos estimations :
# Environ 300 salariés ont retrouvé un emploi stable avec souvent une
rémunération nettement inférieure à celle de Flextronics et avec des contraintes supplémentaires (horaires, éloignements, ..).
# Une centaine de salariés ont encore un emploi précaire (intérim, CDD ).
# Et une centaine de salariés sont toujours au chômage, ce sont surtout les plus de 50 ans et les femmes, et pour
certains c’est vraiment la galère.
Le secteur de l’électronique est toujours dans la tourmente, dernièrement NPX Caen (ex Philips) a annoncé 373 suppressions d’emplois et la fermeture d’un site de
production ; JABIL Brest (vendu par Alcatel en 2002, 692 salariés à l’époque) craint une cession voir la fermeture (il reste 300 salariés).
Et localement, ALLCAD situé à Bonchamps (essaimage d’Alcatel lors du plan social de 1992) est au plus mal, par jugement du 29/10/2008 le tribunal de commerce de Laval a ouvert
une procédure de sauvegarde.
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Un troisième plan social est en cours sur le site de Flextronics de Montilliers (Maine et Loire).
De " petits "
plans sociaux (inférieurs à 9 salariés) pour éviter toutes procédures contraignantes. Le 1er plan de réduction d’effectifs date de juillet 2007 (8 suppressions de postes), le
2ème de décembre 2007 (9 suppressions de postes) et le 3ème annoncé début octobre 2008 concernera 6 postes.
La réalité des effectifs est beaucoup plus inquiétante, depuis 2007 une centaine d’emplois intérimaires ou CDD ont été perdu et l’effectif propre de l’entreprise
est passé de 230 à 170 salariés.
Dans un climat difficile, les incitations aux départs volontaires (Indemnités légales + 16 000€ + 600€ par année d’ancienneté) pourtant largement en dessous de
celles proposées à Laval, Châteaudun ou Canejan ont poussé des salariés à aller voir ailleurs.
Cette politique est souvent suicidaire pour une entreprise qui ne choisi pas les candidats au départ.
Suite à la fermeture du site de Châteaudun, le chiffre d’affaire a été divisé par 3, la diversification reste difficile et la fermeture de ce site menace les
salariés.
Au mois de septembre une rumeur de vente du site à un groupe de fond de pension US n’a pas été confirmée.
Pour l’instant seul Altédia chargé du reclassement des volontaires aux départs a encore su profiter de la situation.
Dans un article du Courrier de l’Ouest du 16 octobre 2008, le directeur du site Laurent Marbach (ex-Laval) assure que le site n’est pas menacé …un discours
Flex récurrent !
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Certains salariés licenciés de Flextronics Châteaudun ont entamé une procédure devant les
prud’hommes de Châteaudun. Une trentaine de dossiers, concernant la section cadres, a été examinée le 9 octobre 2008. Les anciens salariés récusent leur licenciement " pour cause économique ". La
cellule de reclassement piloté par Altédia est également dénoncée pour son inefficacité. Les compensations financières demandées par les avocats vont de deux mois à 40 mois de salaire brut.
Prochaine audience des prud’hommes le 24 novembre, pour la section industrie (non cadres).
L’inquiétude prédomine face au reclassement des
salariés. Les mesures lancées pour l’instant sont inefficaces, seulement une dizaine de salariés ont retrouvé un CDI dans le bassin dunois. 221 personnes sont encore sur le carreau.
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