Pour les salariés ex-Flextronics, et aussi ex-Alcatel qui ont encore des actions Alcatel, sur l’excellent blog d’un salarié d’Alcatel Lucent en lutte pour l'avenir
du site de Rennes, vous pourrez visualiser des extraits de la vidéo officielle de l’assemblée générale des actionnaires qui s’est tenu le vendredi 1er juin.
Attention, certaines séquences sont susceptibles de choquer les personnes sensibles ou les admirateurs inconditionnels de Pat !
http://notreavenirestici.hautetfort.com/
Selon la presse économique, Flextronics International, premier sous-traitant américain en électronique, a annoncé lundi 4 juin l'achat de son concurrent immédiat Solectron pour 3,6
milliards de dollars en numéraire et en titres.
Flextronics entend ainsi réduire ses coûts et développer sa gamme de produits. La nouvelle entité réalisera un chiffre d'affaires annuel de plus de 30 milliards de dollars et
emploiera dans les 200.000 personnes, ont annoncé les deux sociétés.
A la suite de l'opération, Solectron deviendra une filiale de Flextronics .
Selon Flextronics, la nouvelle entité pourrait réduire ses coûts de 200 millions de dollar au moins mais l'intégration pourrait prendre jusqu'à deux ans.
Le directeur financier de Flextronics estime que la fusion pourrait ajouter au moins 15% au bénéfice par action de la société une fois toutes les synergies réalisées.
Encore des suppressions d’emplois à venir, et des fermetures d’usines à prévoir.
Nos collègues de Solectron Bordeaux peuvent avoir de réelles inquiétudes …
Après la phase de procédure du PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) entamée le mardi 17 avril 2007, le nombre de suppressions d’emplois est passé de 120 à 100. Cinquante postes
directement liés à la production seront supprimés et cinquante autres indirects (méthodes, ressources humaines, etc…). Ces licenciements seront échelonnés de fin juin à la fin de cette année. Les
premières notifications pourraient être envoyées aux personnes concernées dès le 25 juin.
Les 150 intérimaires ne seront pas reconduits. .
Avec 100 postes en moins, l’effectif passera à 254 salariés.
L’avenir du site est toujours très compromis, surtout que le binôme dirigeant (gérant de la société et DRH) sont des spécialistes de fermeture de sites (Lunéville
en 2002 et Laval en 2005). Alors que dans le même temps le groupe Flextronics continu de faire des profits…
Quelques lignes parues sous le titre " Reclassement des Ex-Géodis : le bilan d’Altédia " dans l’édition de Ouest-France du samedi 5 mai ont déclenché de vives
réactions de la part des ex Flextronics. Selon l’article " le taux de reclassement des anciens de Flextronics atteint quasiment les 90% ", on peut comprendre la déception du cabinet
Altédia qui n’a pas été choisi par Géodis pour reclasser les salariés victimes de la fermeture mais on ne peut pas tolérer de la désinformation sur le taux de reclassement de Flextronics.
Dans le rapport final du reclassement des salariés de Flextronics (19 janvier 2007), sur les 303 salariés adhérents à l’antenne emploi et suivi par le cabinet
Altédia, seulement 78 salariés ont retrouvé un employeur avec un contrat CDI.
Suite à un licenciement le reclassement reste très difficile, l’emploi en Mayenne malgré son faible taux de chômage est très statique avec très peu d’offres proposées.
La mission et le travail d’Altédia n’est pas à remettre en cause, les résultats dans le cadre d’un reclassement sont hélas souvent décevants, l’ANPE rencontre les même
difficultés dans le placement des demandeurs d’emplois.
Il faut reconnaître les difficultés, continuer à trouver des solutions pour que chacun puisse retrouver un emploi, et arrêtons
ces annonces trompeuses qui laissent penser que tout va bien et qui choquent ceux qui sont aujourd’hui en recherche d’un emploi (300 ex-salariés de Flextronics sont encore inscrits aux ASSEDIC
à ce jour).
La soixantaine de salariés de Géodis Laval touchés par la fermeture de leur entreprise et licenciés depuis le 30 avril 2007 seront suivi par le cabinet Catalys pour faciliter leur reclassement.
Auparavant suite à la fermeture de Flextronics, un plan social avait concerné 228 salariés (fin 2005), c’était le cabinet Altédia ( comme pour Flextronics) qui avait assuré le reclassement.
Mais devant les résultats décevants d’Altédia, les élus du comité d’entreprise de Géodis ont décidé de prendre un cabinet de Laval qui connaît mieux le bassin de l’emploi.
Catalys avait déjà en charge les salariés licenciés de l’entreprise Rossignol de Montsûrs (fin 2006).
Le reclassement des salariés reste difficile quel que soit le cabinet choisi, car le problème reste la faiblesse des offres d’emplois face à ces vagues de licenciements.
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