Vendredi 16 février 2007
Ci-dessous un article de Ouest-France paru ce jour :
Des ex-Flextro licenciés veulent toucher plus
Les prud'hommes étudiaient, hier, le cas de 18 salariés de plus de 55 ans qui dénoncent une mesure de licenciement moins favorable pour eux.
Le 29 mars 2005, Jacqueline (1) reçoit une lettre de la direction de Flextronics. Elle est licenciée avec son accord et bénéficie des mesures d'âge de départ en préretraite. Ses indemnités, évaluées selon son ancienneté, ont été portées à 9 400 €. Or la fermeture du site, décidé en juillet 2005, va tout changer. " Ceux qui sont partis dans le cadre de ce dernier plan social vont bénéficier de 53 000 € d'indemnités. Je suis partie au même moment. Je demande donc à bénéficier des mêmes droits. "
Hier, 18 salariés de Flextronics de plus de 55 ans demandaient l'annulation de la transaction passée avec la direction, en décembre 2004, dans le cadre de leur départ en préretraite. Comme Jacqueline, ils s'estiment " floués " par cet accord qui ne les intègre pas dans un plan social. " Ils vivent relativement mal une situation choquante, résume leur avocat, maître Emmanuel Doreau. Comme la loi l'exige, ils doivent bénéficier des indemnités prévues au moment de leur licenciement. "
Revenons en arrière : fin 2004, l'entreprise va mal. La direction propose une mesure d'âge en justifiant, selon Me Doreau, que " les départs volontaires allaient permettre à d'autres salariés de conserver leur emploi ". Me Gouret, avocat de Flextronics, a un avis contraire. " Il s'agit d'un bon accord qui permettait aux salariés de bénéficier d'une importante garantie de ressources. "
De plus, à ce moment-là, la direction ne savait pas que le site allait devoir fermer, " à la suite de la brutale décision d'Alcatel d'arrêter d'approvisionner Flextronics ". Cette défense laisse les salariés dubitatifs. Pour eux, la direction savait que l'usine était condamnée. Dans ces conditions, la mesure d'âge est " une mesure d'économie permettant de verser des indemnités moins fortes à certains salariés ".
Jean-François VALLÉE.
(1) prénom d'emprunt.
Commentaire CFDT :
# La CFDT avait toujours été contre ces départs " négociés " à 55 ans mis en place par la direction, ces faux départs en préretraite étaient essentiellement financés par les ASSEDIC.
Pendant des années, la CFDT avait dénoncé en vain ces pratiques.
# Par contre la CFDT a refusé en 2005 de cautionner cette démarche auprès des tribunaux, le préjudice subi dans le cadre de la fermeture par les salariés n’est pas comparable, les salariés plus jeunes victimes de la fermeture de Flextronics sont en recherche d’emploi avec toutes les difficultés que cela entraînent.
Mais libre à chacun de faire un recours devant les tribunaux s’il s’estime lésé.
par CFDT Flexlaval
publié dans :
CFDT Flexlaval
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