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Vendredi 19 janvier 2007
 
Ce matin (vendredi 19 janvier) se tenait la dernière commission de suivi de l’antenne emploi Flextronics sur le reclassement des salariés licenciés suite à la fermeture du site.
Selon la direction l’objectif est atteint avec 81,19% de solutions identifiées ! (pour un objectif à 80%).
La CFDT a un peu " cassé " l’ambiance car derrière ce résultat, il reste encore beaucoup de travail à effectuer pour que chacun ait retrouvé un emploi.
Il faut le rappeler " solutions identifiées " ne veut pas dire emploi. D’ailleurs dans " solutions identifiées " on trouve :
# 92 CDI.
# 8 créations ou reprises d’entreprise.
# 40 contrats précaires supérieurs à 6 mois.
# 54 formations de reconversion en cours.
# 25 projets personnels.
# 15 situations identifiées antérieures (personnes ayant eu un contrat ou une formation longue mais toujours en recherche d’emploi).
# 10 ayant eu au moins 2 OPE (offre personnalisée d’emploi qui n’a pas abouti, donc toujours en recherche d’emploi).
# 2 personnes qui n’adhèrent plus à l’antenne.
Bilan rapide des 303 adhérents à l’antenne emploi, à peine la moitié (151 selon Altédia) sont aujourd’hui en activité (en comptant tous les contrats précaires), et ceci 1 an après la fermeture.
Sur les OPE (offre personnalisée d’emploi), l’engagement de la direction n’a pas été tenu, seulement 23 salariés ont eu 2 offres, tous les salariés en recherche d’emploi qui n’ont pas bénéficié de ces 2 offres peuvent encore solliciter le cabinet Altédia (16 rue des ruisseaux à Laval, tél : 02.43.49.09.81).
En conclusion la CFDT a déclaré :
Malgré les moyens très importants mis en œuvre, le résultat est particulièrement décevant, la principale cause est un marché de l’emploi sinistré, peu de proposition d’emploi stable (contrat CDI), essentiellement des offres d’emploi précaire avec souvent des contraintes horaires et une rémunération proche du SMIC.
Au global, suite à la fermeture du site de Flextronics Laval, après la mise en œuvre de 3 plans de sauvegarde de l’emploi, à ce jour, il reste plus de 300 salariés indemnisés par les ASSEDIC et inscrits à l’ANPE.
Dans les prochains jours nous reviendrons sur les différents points du reclassement des salariés Flextronics notamment sur le financement de la formation qui fait débat.
 
par CFDT Flexlaval publié dans : CFDT Flexlaval
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Mardi 9 janvier 2007
 
L’antenne emploi Flextronics pilotée par Altédia est en cours de déménagement du site de la rue St Mélaine (ex bâtiment de Flextronics repris par Laval Agglo et loué au groupe Cofidur EMS).
Le cabinet Altédia assurera une permanence dans ses locaux situés au 16, rue des ruisseaux dans le centre ville de Laval.
Un bilan final de l’antenne emploi sera effectué lors de la dernière réunion de la commission de suivi, réunion qui est prévue le vendredi 19 janvier 2007.
 
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Samedi 6 janvier 2007
 
Ci-dessous un article de " la Lettre Sociale réservée aux dirigeants " éditée par le groupe Liaisons (N°1476 du vendredi 22 décembre 2006).
Altédia peine à reclasser les anciens salariés de Flextronics.
Des moyens de reclassement quasiment parfaits, mais des résultats décevants." C’est le constat d’André Pavageau, ancien DS CFDT de Flextronics, et membre de la commission de suivi du PSE. Un an après la fermeture du site de Laval, qui s’est soldée par 503 licenciements, 80 salariés sur les 303 qui ont adhéré à l’antenne de reclassement ont retrouvé un emploi en CDI. " Altédia a engagé des moyens considérables (un consultant suit 15 et 20 personnes), mais, au final, on aboutit à des résultats proches de ceux de l’ANPE. Cela prouve bien qu’il y et un problème du côté de l’offre d’emploi ", analyse André Pavageau. Et pour cause. De nombreux ex-salariés occupaient des postes de techniciens en électronique, un métier très touché par les plans sociaux. Résultat, fin novembre, seules 19 personnes avaient pu bénéficier de deux offres personnalisées d’emploi, comme Altédia s’y était engagé. Et pourtant, pas moins de 1225 entreprises ont été contactées. Ceux qui ont retrouvé du travail ont décroché des postes d’électriciens, de techniciens d’automatisme dans le bâtiment, de chauffeurs routiers, etc. Les femmes, elles, ont pu se reconvertir comme assistantes maternelles ou aides-soignantes. Quant au reclassement des 90 quinquagénaires, qui bénéficient d’un accompagnement renforcé, il s’avère plus difficile encore: seuls 12 d’entre eux ont retrouvé un emploi, dans la maintenance ou la logistique. Claudette Lefebvre, ancienne DS CGT et secrétaire du CE, regrette aussi " le nombre élevé d’emplois au SMIC ", tout en espérant que les résultats de la commission de suivi du 12 janvier 2007 soient "plus parlants". Contacté, Altédia n’a pas souhaité commenter ces résultats.
La dernière réunion de la commission de suivi initialement prévue le vendredi 12 janvier est reportée au vendredi 19 janvier 2007.
par CFDT Flexlaval publié dans : CFDT Flexlaval
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Mardi 2 janvier 2007
La CFDT vous souhaite ses meilleurs vœux pour 2007.
Avec une pensée particulière pour les 300 ex-salariés de Flextronics Laval qui suite aux différents plans sociaux sont aujourd’hui inscrits à l’ANPE.
 
par CFDT Flexlaval publié dans : CFDT Flexlaval
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Vendredi 29 décembre 2006
 
Pour finir cette année 2006, quelques informations publiées par un collectif nommé ACDC (les Autres Chiffres du Chômage), ces informations ont enfin été reprises par les médias !
Officiellement, le chômage touchait 2.172.000 de personnes en octobre. Mais ce chiffre ne tient compte que des chômeurs de catégorie 1, c'est-à-dire des demandeurs d'emploi immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein, et qui ont travaillé moins de 78 heures dans le mois. Actuellement, le calcul du taux de chômage exclut donc les personnes en recherche d'emploi qui, faute de mieux, se contentent de missions d'intérim, d'un temps partiel ou d'un CDD, ceux qui exercent une "activité réduite" de plus de 78 heures par mois mais cherchent une activité plus stable et restent dans les fichiers, les chômeurs des départements d'outre mer (DOM), les chômeurs en arrêt-maladie ou en formation, les licenciés économiques en convention de reclassement personnalisée (CRP) ou en contrat de transition professionnelle (CTP), ou bien encore les chômeurs "âgés" dispensés de recherche d'emploi (DRE). Ce sont au total "près de 4,45 millions de personnes" qui sont recensées "en tant que demandeurs d'emplois" dans les 8 catégories de l'ANPE.
Cet écart avec les statistiques officielles est une "manipulation des chiffres" qu'a dénoncée l'économiste Pierre Concialdi, (représentant du collectif " les Autres Chiffres Du Chômage ") lors d'une conférence de presse. "Depuis 25 ans ces "chômeurs invisibles" représentent une proportion croissante de l'ensemble des inscrits à l'ANPE : au cours de l'année 2006, la part de ces chômeurs dans le total des demandeurs d'emploi a dépassé pour la première fois 50% alors qu'elle n'en représentait que 10% en 1982", selon le collectif qui ajoute que, malgré ces "artifices statistiques", le chômage "se maintient à un niveau structurellement élevé" depuis le début des années 1990 et que le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE "demeure inflexible autour de 4,5 millions" depuis 15 ans.
Dans sa note, ACDC fournit une batterie de chiffres issus de l'ANPE elle-même et revient sur vingt-cinq années de classification des chômeurs et de pratiques de l'Agence. Observant que la part des chômages invisibles a été "multipliée par quatre" sur le dernier quart de siècle, Philippe Sabater, du SNU-ANPE, constate que "l'instrumentalisation politique de l'ANPE est plus forte que jamais".
Parmi les demandeurs d'emploi échappant au chiffre officiel, ACDC évoque quelque 220.000 "chômeurs des départements d'Outre-Mer qui n'apparaissent jamais dans le bilan mensuel commenté par le gouvernement". Le collectif dénonce aussi le cas de 871.000 personnes, demandeuses "d'emploi temporaire ou à temps partiel", expliquant que 250.000 "chômeurs de la catégorie 1 ont été basculés vers les catégories 2 et 3 (demandeurs d'emploi à temps partiel ou temporaire)" de 1997 à 2000... Un transfert qui résulterait d'une "modification" des méthodes de l'ANPE et non "d'une passion subite de ceux-ci pour les CDD ou le temps partiel", même si l'ANPE souligne que les catégories de chômeurs "existent depuis 1995" et que leurs définitions n'ont depuis "pas changé"...
Parmi les "chômeurs invisibles", le collectif compte également 412.000 "dispensés de recherche d'emploi", catégorie apparue en 1985 qui englobe "des demandeurs d'emploi âgés" de plus de 55 ans, et 452.000 "chômeurs en activité réduite" - demandeurs d'emploi ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois, "écartés du chiffre officiel depuis 1995". Le collectif recense aussi 321.000 "demandeurs d'emploi non immédiatement disponibles" car en stage, en contrat aidé, en formation, en CRP ou en arrêt-maladie. "Il y a aussi les découragés qui touchent le RMI mais ne cherchent même plus à s'inscrire à l'ANPE et sur lesquels aucune statistique n'existe", ajoute Philippe Sabater : effectivement, 63% des 1,3 million de RMIstes ne pointent pas à l'ANPE.
Mais ACDC oublie de préciser que 47% des chômeurs ne sont pas indemnisés du tout.
Bref, "baser le décompte uniquement sur la catégorie 1, ce qui fait dire au gouvernement qu'il est en train de gagner la bataille pour l'emploi, nous semble très contestable", résume Thomas Coutrot, autre économiste et co-fondateur du Réseau d'Alerte sur les Inégalités. "La question qu'on pose à tous, c'est : est-ce qu'on peut continuer comme ça alors que le chiffre officiel apparaît de moins en moins crédible ? ", s'interroge Philippe Sabater, poursuivant : "Est-ce qu'il y a une alternative pour régler ce chômage qu'on ne veut pas voir ?  Tous ces gens, qu'est-ce qu'on met en place pour leur trouver des solutions ? " Là dessus, on peut rêver… Mais que la vérité éclate enfin le temps d'une campagne électorale, voilà qui est un réel progrès dont nous ne pouvons que nous réjouir.
 
 
par CFDT Flexlaval publié dans : CFDT Flexlaval
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