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CFDT Flexlaval

Ce blog créé par la section CFDT de Flextronics Laval est un outil de communication pour tous les salariés qui ont quitté l’entreprise.
Cet outil permet d’informer en temps réel l’ensemble des salariés (compte rendu de la commission de suivi du PSE, information du C.E., …..) tout en étant capable de recueillir votre avis.
Pour que tous les salariés participent à cet échange, faites connaître autour de vous l'adresse de ce blog.

A très bientôt.

Vendredi 29 décembre 2006
 
Pour finir cette année 2006, quelques informations publiées par un collectif nommé ACDC (les Autres Chiffres du Chômage), ces informations ont enfin été reprises par les médias !
Officiellement, le chômage touchait 2.172.000 de personnes en octobre. Mais ce chiffre ne tient compte que des chômeurs de catégorie 1, c'est-à-dire des demandeurs d'emploi immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein, et qui ont travaillé moins de 78 heures dans le mois. Actuellement, le calcul du taux de chômage exclut donc les personnes en recherche d'emploi qui, faute de mieux, se contentent de missions d'intérim, d'un temps partiel ou d'un CDD, ceux qui exercent une "activité réduite" de plus de 78 heures par mois mais cherchent une activité plus stable et restent dans les fichiers, les chômeurs des départements d'outre mer (DOM), les chômeurs en arrêt-maladie ou en formation, les licenciés économiques en convention de reclassement personnalisée (CRP) ou en contrat de transition professionnelle (CTP), ou bien encore les chômeurs "âgés" dispensés de recherche d'emploi (DRE). Ce sont au total "près de 4,45 millions de personnes" qui sont recensées "en tant que demandeurs d'emplois" dans les 8 catégories de l'ANPE.
Cet écart avec les statistiques officielles est une "manipulation des chiffres" qu'a dénoncée l'économiste Pierre Concialdi, (représentant du collectif " les Autres Chiffres Du Chômage ") lors d'une conférence de presse. "Depuis 25 ans ces "chômeurs invisibles" représentent une proportion croissante de l'ensemble des inscrits à l'ANPE : au cours de l'année 2006, la part de ces chômeurs dans le total des demandeurs d'emploi a dépassé pour la première fois 50% alors qu'elle n'en représentait que 10% en 1982", selon le collectif qui ajoute que, malgré ces "artifices statistiques", le chômage "se maintient à un niveau structurellement élevé" depuis le début des années 1990 et que le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE "demeure inflexible autour de 4,5 millions" depuis 15 ans.
Dans sa note, ACDC fournit une batterie de chiffres issus de l'ANPE elle-même et revient sur vingt-cinq années de classification des chômeurs et de pratiques de l'Agence. Observant que la part des chômages invisibles a été "multipliée par quatre" sur le dernier quart de siècle, Philippe Sabater, du SNU-ANPE, constate que "l'instrumentalisation politique de l'ANPE est plus forte que jamais".
Parmi les demandeurs d'emploi échappant au chiffre officiel, ACDC évoque quelque 220.000 "chômeurs des départements d'Outre-Mer qui n'apparaissent jamais dans le bilan mensuel commenté par le gouvernement". Le collectif dénonce aussi le cas de 871.000 personnes, demandeuses "d'emploi temporaire ou à temps partiel", expliquant que 250.000 "chômeurs de la catégorie 1 ont été basculés vers les catégories 2 et 3 (demandeurs d'emploi à temps partiel ou temporaire)" de 1997 à 2000... Un transfert qui résulterait d'une "modification" des méthodes de l'ANPE et non "d'une passion subite de ceux-ci pour les CDD ou le temps partiel", même si l'ANPE souligne que les catégories de chômeurs "existent depuis 1995" et que leurs définitions n'ont depuis "pas changé"...
Parmi les "chômeurs invisibles", le collectif compte également 412.000 "dispensés de recherche d'emploi", catégorie apparue en 1985 qui englobe "des demandeurs d'emploi âgés" de plus de 55 ans, et 452.000 "chômeurs en activité réduite" - demandeurs d'emploi ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois, "écartés du chiffre officiel depuis 1995". Le collectif recense aussi 321.000 "demandeurs d'emploi non immédiatement disponibles" car en stage, en contrat aidé, en formation, en CRP ou en arrêt-maladie. "Il y a aussi les découragés qui touchent le RMI mais ne cherchent même plus à s'inscrire à l'ANPE et sur lesquels aucune statistique n'existe", ajoute Philippe Sabater : effectivement, 63% des 1,3 million de RMIstes ne pointent pas à l'ANPE.
Mais ACDC oublie de préciser que 47% des chômeurs ne sont pas indemnisés du tout.
Bref, "baser le décompte uniquement sur la catégorie 1, ce qui fait dire au gouvernement qu'il est en train de gagner la bataille pour l'emploi, nous semble très contestable", résume Thomas Coutrot, autre économiste et co-fondateur du Réseau d'Alerte sur les Inégalités. "La question qu'on pose à tous, c'est : est-ce qu'on peut continuer comme ça alors que le chiffre officiel apparaît de moins en moins crédible ? ", s'interroge Philippe Sabater, poursuivant : "Est-ce qu'il y a une alternative pour régler ce chômage qu'on ne veut pas voir ?  Tous ces gens, qu'est-ce qu'on met en place pour leur trouver des solutions ? " Là dessus, on peut rêver… Mais que la vérité éclate enfin le temps d'une campagne électorale, voilà qui est un réel progrès dont nous ne pouvons que nous réjouir.
 
 
par CFDT Flexlaval publié dans : CFDT Flexlaval
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Mercredi 13 décembre 2006
 
A peine acquise (juillet 2006) par l’équipementier allemand Continental, l’ex-usine Motorola à Angers fermera ses portes en juin 2009. L’information a été rendue officielle le 12 décembre 2006 lors d’un comité d’entreprise portant sur " un projet de réorganisation des activités " de Continental Automotive Systems. Spécialisé dans l’électronique embarquée pour l’automobile et les poids lourds (navigateurs, calculateurs d’injection, etc), le site d’Angers emploie 330 salariés. La réduction des effectifs sera progressive, une première vague de suppression de 39 emplois devant intervenir en juillet 2007 six autres vagues se succèderont jusqu’à la fermeture complète du site en juin 2009, la production devant s’arrêter en décembre 2008. Le groupe veut amplifier la délocalisation des activités de sa division Continental Automotive Systems (24 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 5,2 milliards d’euros) vers les pays à bas coûts
Continental Automotive Systems avait repris en juillet dernier l’activité électronique automobile de l’américain Motorola, soit 5 unités industrielles : 1 au Mexique, 2 aux Etats-Unis, 1 en Chine et celle d’Angers. Le site américain d’Elma (Etat de New York) sera également fermé au début 2009.
Les suppressions d’emplois dans le secteur de l’électronique se poursuivent avec l’annonce régulière de fermeture de sites de production. Depuis 2000, environ 1500 emplois par mois en France sont supprimés dans le secteur de l’électronique dans une indifférence générale.
 
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Mardi 5 décembre 2006
 
Officiellement, le taux de chômage est de 5,5 %, un des taux les plus bas en France (la Mayenne est le 2ème département français derrière la Lozère).
Ce taux de chômage (comme celui au niveau national) est en décalage avec la réalité. Au niveau de la Mayenne nous avons mené une étude pour estimer quel était le niveau réel des personnes sans emploi.
D’abord, une explication sur le taux de chômage officiel, il ne prend en compte que les personnes inscrites à l’ANPE en catégorie 1. En faite, il existe 8 catégories et l’administration a fait preuve d’une imagination sans limite pour faire glisser les inscrits vers les différentes catégories afin de diminuer artificiellement le chiffre du chômage qui est largement diffusé par les médias.
La catégorie 1 représente environ 58,5% (chiffre fin 2005) des inscrits à l’ANPE.
 
Pour la Mayenne, faisons le bilan des personnes sans emploi.
, faisons le bilan des personnes sans emploi.
Chiffre officiel du chômage en Mayenne au 31 août 2006 : 6763 personnes.
Selon les chiffres officiels des ASSEDICS (accessible sur leur site internet), il y a  8486 personnes au 30 septembre 2006 indemnisées par les ASSEDICS pour un effectif total de 80 954 salariés soit 10,48%
Décomposition des 8486 personnes indemnisées :
# 6461 personnes pour ARE (allocation d’Aide au Retour à l’Emploi), on retrouve des personnes en catégorie 1 de l’ANPE.
# 635 personnes en ARE Formation, AFF(Allocation de Fin de Formation), cette allocation financée par l’État est versée au bénéficiaire de l’ARE qui a épuisé ses droits alors qu’il n’a pas achevé sa formation.
# 84 personnes en ASR (Allocation Spécifique de Reclassement).
# 66 personnes en AI (Allocation d’Insertion)
# 890 en ASS (Allocation Spécifique de Solidarité)
# 272 en AER (Allocation Equivalent Retraite), pour les personnes de plus de 55 ans qui justifient de 160 trimestres d’assurance vieillesse.
# 10 AFT (Allocation du Fond Transitoire), pour les intermittents du spectacle.
Les 149 personnes qui restent indemnisées sont des préretraités (ASFNE, PRP).
 
A cela, il faut rajouter les bénéficiaires des minima sociaux dépendant de la CAF (Caisse d’allocation familiale) et de la MSA (pour les salariés agricoles), c’est à dire que ces personnes n’ont plus de droit aux ASSEDICs et ont un revenu de subsistance à défaut d’avoir un revenu lié à leur travail, pour la Mayenne à fin septembre 2006 (Chiffres CNAF + MSA) on a :
# 2268 bénéficiaires du RMI (Revenu Minimum d’Insertion).
# 447 bénéficiaires de l’API (Allocation de Parent Isolé).
# 3162 bénéficiaires de l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés).
Les bénéficiaires de ces minima sociaux augmentent d’environ de 3% par an depuis 2000.
 
Reste à ajouter :
# les jeunes de moins de 25 ans qui sont sans travail, qui n’ont pas les droits ci-dessus et qui sont à la charge de leurs parents, ce chiffre n’est pas connu.
# les personnes qui n’ont pas droit au RMI car leur conjoint à un revenu qui dépasse le seuil des ressources, ce sont souvent des femmes et elles aimeraient bien avoir un emploi.
# les personnes qui ont un temps partiel imposé (contrat de 20 à 30 heures par semaine) et qui souhaiteraient travailler à temps plein (35 heures par semaines).
 
Au global on peu estimer qu’environ 15 000 personnes sont sans travail en Mayenne soit autour 15% de la population active ce qui est un bon chiffre par rapport à d’autres départements.
 
En conclusion, pourquoi ne trouve-t-on pas ces chiffres pour la Mayenne sur le site de la préfecture ou du conseil général ? Et pourquoi les médias locaux se limitent-ils à relayer que les chiffres du chômage officiel ?
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Jeudi 30 novembre 2006
 
Sur les 303 personnes adhérentes à l’antenne emploi, 90 personnes (45 femmes et 45 hommes) avaient plus de 50 ans.
Par catégorie professionnelle, cela donne 4 cadres, 40 techniciens, 5 employés et 41 ouvriers.
Un an après, seulement 8 d’entre eux ont retrouvé un contrat CDI !
Et un a créé son entreprise.
De plus se sont que des hommes qui ont retrouvé un emploi en CDI.
Détail des 8 personnes qui ont retrouvé un emploi en CDI :

 

Catégorie
Poste occupé
Entreprise
Technicien
Chargé d’affaires
CIMEL (Voutré)
Technicien
Responsable multi services
SICOMEN (Laval)
Ouvrier
Tourneur/fraiseur
PEBECO (Port Brillet)
Technicien
Ingénieur méthode
GYS (Saint Berthevin)
Ouvrier
Poseur PVC
TECHNI’LOGIS (Laval)
Technicien
Responsable site
CP 53 (Laval)
Technicien
Technicien qualité
VALEO (Sablé sur Sarthe)
Technicien
Technicien logistique
EQUUS (Laval)
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Lundi 27 novembre 2006
Hélas, peu d’évolution dans les reclassements, 8 nouveaux CDI pour le mois de novembre.
Sur les 303 salariés adhérents à l’antenne emploi, on arrive à 80 contrats CDI (26,4%) après plus d’un an de fonctionnement, d’ailleurs la très grande majorité des salariés ont terminé leur période de congé de reclassement (il reste moins de 10 salariés) et ont basculé aux ASSEDIC.
Même remarque que le mois dernier, le marché de l’emploi reste très difficile (baisse d’activité dans tous les secteurs sauf le bâtiment), les offres d’emploi sur le mois de novembre sont d’un niveau très faible.
 
Situation des 503 salariés touchés par la fermeture de Flextronics Laval :
# 12 salariés restant encore à l’effectif.
# 491 " départs " 
372 salariés licenciés.
303 salariés ont adhéré à l’antenne emploi gérée par le cabinet Altédia.
Sur les 491 départs seulement 259 salariés ont retrouvé un emploi soit 52,75%.
 
Une analyse des " bilans & perspectives " a l’issue du congé de reclassement a été commentée, cette analyse concerne 53 personnes qui sont toujours en recherche d’emploi, ce sont essentiellement des salariés de plus de 50 ans. Dans un marché de l’emploi très difficile, les salariés de plus 50 ans sont pratiquement exclus, peu de réponse à leur candidature, très difficile de décrocher un entretien peu de proposition d’offres de la part du cabinet Altédia, un monde sans pitié …..
Le représentant des ASSEDIC a apporté des précisions sur le calcul des indemnités, si vous avez encore des questions sur vos droits (calcul du délai de carence, calcul de votre indemnité journalière), on est aujourd’hui en capacité de répondre à toutes les questions (on a tout compris !).
L’activité de l’antenne emploi va bientôt arriver à sa fin, il y a de moins en moins de consultants, le distributeur de café a été supprimé, plus de téléphone ni d’accès réseau dans les locaux syndicaux et plus de PQ dans les toilettes !
La dernière réunion de la commission de suivi est prévue pour le vendredi 12 janvier 2007, d’ici là nous reviendrons en détail sur certains points.
 
 
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