Les entreprises qui procèdent un licenciement économique affectant, par son ampleur, l'équilibre du ou des bassins d'emploi où elles sont implantées, sont tenues d'intervenir pour revitaliser le bassin de l’emploi, cette mesure est prévue par la loi de cohésion sociale.
Mardi 24 janvier, le Préfet a donc convoqué la direction de Flextronics, les représentants des salariés, les représentants des entreprises, le directeur départemental du travail et le trésorier payeur général de la Mayenne pour recueillir les avis sur une convention entre l’état et Flextronics.
A noter que cette convention doit être signée avant le 25 janvier 2006 (soit 6 mois après le dépôt du PSE auprès de l’administration).
Mr Brunet a précisé l’engagement financier du groupe Flextronics pour revitaliser le bassin de l’emploi de Laval, :
# 1,225 millions d’euros à disposition du bassin de l’emploi (montant légal de la contribution de l’entreprise : 2 fois le SMIC par emploi supprimé).
# 2,3 millions d’euros pour le soutien à la filière électronique en Mayenne, ce montant correspond aux aides apportées au groupe COFIDUR EMS qui a repris 93 salariés et qui compte reprendre la totalité des bâtiments.
Ce qui porte la contribution totale de Flextronics à 3,525 millions d’euros.
Cette convention à une durée de 2 ans pour l’utilisation des fonds.
Les organisations syndicales présentes (CFDT, CGT, CGC, CGPME) ont donné un avis favorable mais en y apportant quelques remarques :
# Consultation le dernier jour avant signature sans remise de document au préalable.
# Privilégier le financement d’emplois industriels.
# Suivi semestriel ou avant chaque affectation des fonds.
# Garanti morale, et rendre des comptes pour les bénéficiaires de ces aides.
Une absence remarquée, celle du MEDEF, et apparemment ses représentants qui bénéficient de moyens importants (contribution des entreprises) semblent se désintéresser la vie sociale du département pourtant ils seront peut-être les premiers bénéfiaires de cette convention.
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