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Le site de Flextronics Montillers subit de plein fouet la fermeture du site de Châteaudun. La part Nortel/Alcatel-Lucent représentait 65 à 70% de son activité .
Malgré des tentatives de diversification, les résultats ne sont pas bons et les marchés ne viennent pas. La presque totalité des emplois précaires (intérim et CDD) ont disparus (environs 100 personnes) mi 2007 et un 1er plan de licenciement pour 20 personnes ramené à 8 personnes a eu lieu le 1er juillet 2007. Se donnant quelques mois pour apprécier le marché, un 2ème plan de licenciement à eu lieu au 1er janvier 2008, 9 personnes ont été licenciées
L'effectif de l'entreprise
est ainsi passé de presque 330 personnes à aujourd'hui moins de 185 personnes (100 emplois précaires + 8 + 9 licenciements + les départs volontaires).Aujourd'hui un 3ème plan de licenciement est évoqué pour le 2ème semestre 2008 si les chiffres ne sont pas meilleurs.
En l'absence de syndicat et de mobilisation du personnel, les négociations des indemnités de départ sont bien loin de celles d'autres sites (Laval, Châteaudun, Canéjan), amusant de se voir "appartenir" au groupe Flextronics quand cela arrange les dirigeants, en l'occurrence, pour les négociations d'indemnités, les salariés ne sont pas des Flex mais des Grolleau (marque survivante antérieure aux rachats).
A ce jour les indemnités de départ n’ont rien à voir avec celles des autres sites ( 6 mois de salaire en supra légale plus une prime d'ancienneté de 600 euros par année pleine)
Flextronics Montilliers, à l'origine Grolleau fabricant d'armoire de rue à été racheté par le groupe Chattham puis Flextronics (en 2000) car faisant partie intégrante de la chaîne de sous-traitance du réseau téléphonique (conception d'armoire télécoms). Cette activité ayant disparue du catalogue de Flextronics Montillers, quel est l'intérêt pour un grand groupe comme Flextronic de garder une petite entité qui a des difficultés à se maintenir à flot...
Suite à la fermeture du site de Laval, Mr Brunet (ex directeur du site de Laval) avait assuré l’intérim de la direction de ce site et il a repassé le flambeau à Laurent Marbach (ex directeur de production de Laval).
Que va devenir ce site industriel ?
Après Lunéville, Laval, Châteaudun, Canejan, Flextronics risque de fermer ce site dans une certaine indifférence.
Je remarque que ceux qui étaient aux commandes de Flextronics Laval ont préféré rester dans le group Flextronics quitte à devenir des fossoyeurs professionnels d’usines et d’emplois, plutôt que de construire une vraie carrière honorable de haut responsable dans un autre groupe plus digne et respectable.
Mais bon visiblement, ces gens là on bien moins d’honneur que d’argent….